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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 16:00

Des dizaines d’assiettes en carton ont été accrochées devant l’Agence régionale de santé Paca (ARS), ce mercredi matin. Sur celles-ci, des messages pour le moins clairs : « Solidarité intergénérationnelle, transformation de la CSG en cotisation sociale » ou encore « Lutte contre la fraude fiscale = 80 milliards d’euros, l’argent existe ». Cette action visuelle, ce sont les retraités du département qui en sont les auteurs, réunis en intersyndicale (CGT, FO, SUD, CFTC, FSU...) à l’occasion d’une journée de manifestation nationale.

La mobilisation marseillaise était aussi très bruyante, puisqu’elle était rythmée par une batucada (percussions afro-brésiliennes) tout le long du trajet. De quoi porter haut et fort les revendications des retraités. « Les retraités sont les principales victimes du démantèlement du système de santé et de la crise sanitaire », lance Josette Biancheri, de l’USR CGT devant les locaux de l’ARS. Elle fait notamment référence ici à la « perte de pouvoir d’achat » des retraités contre laquelle ils se mobilisent depuis des années. « On a perdu plus de 20% [de pouvoir d’achat] en 10 ans. Quand on met le montant des pensions à côté des 100 milliards du Plan de relance, on voit bien qu’on a que des miettes », développe Jocelyn Jauffret, de l’association LSR et de l’USR CGT.

Mais c’est bien contre une situation globale que les retraités se mobilisent. Plusieurs sujets les préoccupent : l’isolement, la fermeture des lieux culturels ou encore l’état d’urgence sanitaire... « La Covid-19 ne justifie en rien les mesures liberticides comme l’état d’urgence ou les décrets de fichages des militants syndicaux, politiques et associatifs », tonne François Chaintron, militant FO.

Pour la levée des brevets

La m

nifestation du jour portait tout de même des messages spécifiques en lien avec les questions de santé, Covid-19 oblige. « Nous demandons de lever la propriété privée sur les brevets des vaccins. Aujourd’hui, les laboratoires décident de la production, des acheteurs et des prix malgré les financements publics dont ils bénéficient », clame Josette Biancheri. Un avis partagé par ses homologues retraités, qui approuvent en applaudissant. Gratuité des masques et de l’ensemble des moyens de protection contre le virus, levée des brevets, c’est bien un accès aux soins facilité qui est demandé. « Nous devons attendre un mois pour être vacciné, ce n’est pas normal. Il faut des vaccins pour tout le monde ! », conclut François Chaintron.

 

A l'article ci dessus de La Marseillaise.fr, je rajouterais que les postiers retraités que j'ai pu comptabiliser étaient au minimum  une  bonne quinzaine... Pas suffisant pour faire une révolution , assez pour mettre nos revendications sur le devant de la scène ! 

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27 mars 2021 6 27 /03 /mars /2021 10:40

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 07:02
Soyons visibles ==> Inscrivez votre revendication , votre mot d'ordre sur une assiette carton que nous accrocherons sur les grilles de l'ARS.
Soyons entendus ==> N'oubliez pas de vous munir de tout ustensile pouvant faire du bruit !

 

LIRE 

 

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 21:27

 On nous interrogeait ce matin lors de la Réunion téléphoné qui a réuni une dizaine de camarades sur l'élargissement de la journée d'action du 31 mars, mais nous n'avions pas ce communiqué. 

Tant mieux si les jeunes ( voir communiqué intersyndical) les actifs , les privés d'emploi , des entreprises se joignent à nous: Ensemble, on peut gagner ! 

 

 

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 08:38

 

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 13:01

La convention de partenariat entre la Ville et La Poste pour la création d’une agence postale communale, est l’une des rares délibérations qui fera certainement débat dans la réunion du Conseil Municipal de ce mardi 23/03/2021 à Aubagne .

Les élus des groupes de l’opposition de gauche, Aubagne toujours et Rassemblé-e-s pour Aubagne ne manqueront pas de réagir pour dénoncer cette convention qui est très déséquilibrée et très en défaveur de la Ville. (Esquisse de l'intervention des élus de gauche)

La commune a en effet, déjà acheté le foncier au prix du domaine public. Elle mettra, ensuite, à disposition trois agents municipaux qui vont vendre les produits de La Poste et lui faire de la publicité.

Ceci intervient un peu plus de deux ans après la décision du groupe de fermer l’un de ses bureaux en centre-ville, ce qui avait provoqué la colère et la mobilisation d’usagers habitant le secteur de Central Parc, pour se retrouver avec un service amoindri et à moindres frais.

« Cette convention c’est le coût pour la Ville et les contribuables aubagnais et les bénéfices pour La Poste », résume un élu. 

C'est surtout un nouvel abandon du Service Public et un handicap supplémentaire pour les "Ex-Usagers" de La Poste, pour les "clients" âgées!

Esquisse

 

 

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 12:16

 Faisons entendre la voix des Retraités de 2021 et soyons dignes de ces Communards qui voulaient monter à l'assaut des étoiles !

Petit rappel avec  la parution du Post Hier

 

VERSION MAGAZINE

VERSION PDF

BONNE LECTURE  (Cliquez su r les logos)

 

 

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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 14:11

Le 18 mars 1871, l'insurrection de la Commune parisienne débute. Le 22 mars 1871, la nouvelle arrive à Marseille des menaces d'Adolphe Thiers, nouveau chef du gouvernement, de désarmer Paris.

Le jour même, Crémieux prend la tête de la seconde Commune de Marseille avec le journaliste Clovis Hugues et les futurs députés Émile Bouchet et Maurice Rouvier. 

Cette insurrection clame son soutien à la Commune de Paris et affirme du même élan, la volonté d’une politique régionale indépendante de la capitale.

Vers une guerre civile ?

Dans la soirée du 23 mars, le nouveau préfet l'amiral Paul Cosnier et le général Espivent ordonnent à la Garde Nationale de se rassembler le lendemain en faveur de Versailles, le maire Jacques-Thomas Bory tente de les en dissuader ; leur appel reste sans effet. Le défilé des gardes nationaux, sur le cours Belsunce, dégénère en manifestation où la population marche côte à côte avec ces derniers.

La foule prend la préfecture d'assaut, Crémieux marche avec, à ses côtés, le jeune Clovis Hugues. Le journaliste de 20 ans brandit le drapeau rouge de la république sociale et devient son bras droit. 

Commencée ce 23 mars, la Commune de Marseille va durer jusqu'au 4 avril. 

Le Préfet est fait prisonnier, le maire démissionne et Espivent est en fuite. Une  commission départementale hétéroclite prend la place du préfet. Parmi les 12 membres  se mêlent  des Radicaux (Job et Étienne), des membres de l'Internationale (Alérini), de la Garde nationale (Bouchet, Cartoux), et trois délégués du Conseil municipal. L'insurrection victorieuse, Crémieux déclare du haut du balcon de l'Hôtel départemental, la solidarité de Marseille avec Paris et appelle la population à maintenir l'ordre.

Le 27 mars 1871, arrivent quatre délégués parisiens : Landeck, Amouroux, Albert May dit Séligman, et Méguy. Landeck se met à la tête de la Commission traitant  tous les modérés en suspects. Arrêté, relâché, menacé, sans plus de pouvoir, Crémieux est tenté de démissionner à son tour. Des élections communales, afin d'instituer une nouvelle légalité, sont prévues pour le 6 avril. Le 28 mars, le général Espivent de la Villeboisnet, chef des troupes militaires du département, qui a fait refluer ses hommes hors les murs, à Aubagne, proclame - sans aucune base légale - les Bouches-du-Rhône en état de guerre et se déclare partisan du gouvernement d'Adolphe Thiers.

Alors que l’ordre est rétabli dans les autres villes qui se sont érigées en Communes : Lyon, Toulouse, Saint-Étienne, Limoges, Narbonne, les luttes internes atteignent leur comble à Marseille.

La commission départementale dissout le conseil municipal, les chefs des administrations désertent leurs postes. 

Répression et bain de sang

Le 3 avril 1871, le général Espivent fait marcher  6 000 à 7 000 hommes contre Marseille. La lutte s'engage le lendemain. La gare résiste, mais les hommes d’Espivent parviennent jusqu'aux barricades de la rue Saint-Ferréol, visant la préfecture où sont retranchés les défenseurs de l'insurrection.

Crémieux tente de parlementer aux avant-postes de Castellane, deux bataillons du VIe chasseurs fraternisent avec la foule. Les « Garibaldiens (**)» qui défendent la gare opposent une sérieuse résistance aux troupes du général Espivent. Crémieux croit encore au triomphe de la commune. Certains soldats fraternisent avec les insurgés (nombre d'entre eux seront fusillés).

Espivent fait finalement bombarder la cité depuis la colline de Notre-Dame-de-la-Garde.  

La préfecture tombe le 5 avril à 7 heures du matin, après dix heures de combats acharnés. Landeck s'est enfui à Paris, Bastellica est parti en Espagne, Royannez, Clovis Hugues, tous les principaux révolutionnaires de la Commune ont réussi à se faufiler loin des combats. Prises en étau entre les marins et les troupes de chasseurs, pilonnées par les canons postés sur la colline de la Garde, le port sous la domination de deux navires de guerre, la ville et la préfecture ne peuvent pas résister longtemps sans chef. 

Les troupes d'Espivent subissent en tout 30 morts et 50 blessés, les insurgés comptent 150 morts environ (et plus de 500 prisonniers). 

Gaston Crémieux refuse de s'enfuir. Il est arrêté le 8 avril 1871. Son procès commence le 12 juin devant le premier conseil de guerre avec celui des autres Marseillais, dirigeants locaux, le plus souvent modérés, Bouchet, Ducoin, Breton, Pélissier, Duclos, Novi, Nastorg, Hermet… Nombre d'entre eux seront acquittés. Mais l'accusation veut un exemple : le 28 juin les débats sont clos dans un procès militaire. Crémieux est le seul condamné à mort. Clovis Hugues est fait prisonnier quatre mois plus tard. La Cour de cassation confirme les jugements en appel, le 15 septembre 1871.

Crémieux est exécuté au Pharo le 30 novembre 1871, Clovis Hugues est condamné à quatre ans de cellule. 

 

Le boulevard Gaston Crémieux (8e arrondissement), les allées Gambetta, le boulevard Garibaldi (1er arrondissement) ou encore la rue Clovis Hugues à Marseille et à Aix-en-Provence témoignent de l’attachement de notre territoire à ces hommes qui ont dédié leur vie à une grande cause. La reconnaissance fut parfois tardive, mais elle existe bel et bien.

* Du nom d’Auguste Blanqui (1805-1881) journaliste, révolutionnaire socialiste, emprisonné une grande partie de sa vie. Il est à l’origine de la création du journal Ni Dieu ni Maître. Ces mots sont devenus une référence pour les anarchistes, jusqu’à la période contemporaine.

** Du nom de Joseph Marie Garibaldi (1807-1882) général et patriote d’origine italienne. Révolutionnaire, il débarque en 1870 pour lutter contre la Prusse. Très populaire auprès des Français anticléricaux et républicains.

Source: Marseille.fr

 

Mais aussi pour aller au plus près de ces "Communards de Marseille" d'une façon différente !

Recommandé par un camarade à qui je fais entièrement confiance pour sa critique: "A lire absolument! dit-il " 

 

Robert Rossi, leader du groupe de rock Quartier Nord mais aussi historien,  vient de faire paraître  un  roman historique aux Editions Gaussen,  Quand Marseille criait «vive Paris » 

 

 

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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 13:54
Le gouvernement de Thiers dans sa haine du peuple parisien a tout fait pour isoler Paris, bloquant les courriers, mettant ainsi à mal les commerces, au mépris du devoir qui aurait dû être le sien de préserver ce service d’intérêt général, pour la capitale mais aussi pour le pays tout entier. La Commune dans le même temps relevait le défi, mettant en place pour la poste un véritable service public.
LA POSTE AVANT LA COMMUNE.

Alors que Paris est assiégé par les Prussiens, différents moyens sont mis en oeuvre pour communiquer avec la province et forcer le blocus. Nous sommes à l’époque des ballons. Ils sont donc utilisés pour transporter des sacs de lettres. Sur la Seine, des « bouteilles » étanches sont chargées de transporter la correspondance.

Départ du 1er ballon de Paris    Intérieur d'un colombier de pigeons voyageurs     Boule dite « de Moulins » utilisée pour envoyer du courrier par la Seine

Les pigeons, connus de longue date comme messagers, transportent dans un tube fixé à la plume de leur queue des dépêches par milliers. Mais le pourcentage de pigeons récupéré est faible [1] . En 1870, l’administration des postes affrète quarante-sept ballons sur les soixante-cinq qui quittent Paris. Les lettres affranchies au départ coûtent 20 centimes. Le timbre à l’effigie de Cérès [2] est réédité. Le télégraphe existe lui aussi. Les bureaux de poste sont en place et, si la plupart des facteurs vont à pied, ceux des grandes villes comme Paris utilisent des moyens de locomotion appropriés (cheval, omnibus).

LA POSTE SOUS LA COMMUNE.

Albert Theisz, élu du XIIe arrondissement (voir sa biographie), a été nommé directeur du service des postes par la Commune. Il se présente, accompagné de Fränkel, à l’Hôtel des postes pour prendre ses fonctions. Il trouve Rampont, directeur des postes nommé en septembre 1870, qui assure « qu’il restera fidèle à la Commune ». Theisz hésite et demande l’avis de la Commune qui met quelques jours à répondre. En fait, Rampont s’enfuit le 30 mars à Versailles avec la caisse (200 000 francs selon le journal versaillais Le Gaulois), et toutes les planches de timbres. Il s’adresse à tous les fonctionnaires sous ses ordres leur enjoignant de rejoindre Versailles avec le numéraire et les valeurs en leur possession.

Cela ne se passe pas sans heurts ! À Belleville, le receveur est arrêté au moment de son départ et doit rendre son sac rempli de numéraire. À l’Hôtel des postes, le 80e bataillon de fédérés investit les lieux au moment où des postiers s’enfuient avec ce qui reste de valeurs.

Poste en 1871

LA NOMINATION DE THEISZ.

La Commune confirme alors Theisz dans son poste. Sa première mesure édictée n’est pas un texte de répression, mais il fait apposer, à la place des affiches incitant à rejoindre Versailles collées partout à l’Hôtel des postes et dans les bureaux, un texte de loi datant de 1854 qui rappelle « qu’aucun agent ne peut s’absenter sans une autorisation ». Finalement, un grand nombre de postiers rejoignent leur travail.

Mais les cadres manquent. Les chefs de bureau, les sous-chefs ont abandonné leur poste sans vergogne. Ce sont alors les premiers commis qui sont promus.

Theisz a le sens de l’organisation collective. Le conseil de la poste, comme d’autres conseils dans les grandes administrations, existe déjà, mais Theisz lui fait jouer pleinement son rôle autogestionnaire en élargissant sa composition.

Il forme, début avril, un conseil des postes ayant voix consultative, composé du directeur général, de son secrétaire, du secrétaire général, de tous les chefs de service, de deux inspecteurs et de deux facteurs-chefs. Il ne va pas jusqu’à l’élection des responsables, comme cela a été mis en place aux ateliers du Louvre, car la désorganisation est importante et il faut parer au plus pressé ! D’ailleurs, durant deux jours, le courrier n’est pas distribué et Theisz alerte l’opinion publique sur la responsabilité de ceux qui ont désorganisé le service : « Que la responsabilité retombe sur ceux qui ont eu recours à ces manoeuvres criminelles. Quant à nous, nous ferons tous nos efforts pour réorganiser le service postal » écrit-il, parlant de Versailles. La situation, en effet, n’est pas simple ! Rampont qui garde son titre à Versailles, bloque le courrier et décide par exemple de ne pas payer les mandats émis à Paris. Des commerçants protestent. Theisz reçoit une délégation le 1er avril et tente de régler le problème avec Thiers. Fidèle à ses principes, il fait appel pour cela à la population en lui demandant de faire pression sur Versailles. Mais Versailles refuse tout compromis. Thiers veut l’asphyxie de la capitale par tous les moyens !

Albert Theisz (1839-1881)

LA REMISE EN ROUTE DU SERVICE PUBLIC.

Cependant, le collectif qui entoure Theisz remet les services de levées et de distribution en état. Tous les bureaux de Paris sont ouverts mais les difficultés sont immenses. Theisz raconte : « Le blocus fut complet… On envoyait des agents secrets jeter des lettres dans des boîtes des bureaux à dix lieues à la ronde ». À partir du 15 avril, des auxiliaires sont désignés pour aller plusieurs fois par jour déposer du courrier dans les boîtes à Saint-Denis, Vincennes, Charenton, Maisons-Alfort, Créteil et Meaux ! Au-delà des envois postaux par chemins de fer, par camions, on cherche d’autres voies et l’on pense alors aux aérostiers. Le 21 avril, le Journal officiel annonce la création d’une compagnie d’aérostiers, mais ce n’est pas une grande réussite ; les conditions matérielles sont trop difficiles à remplir et aucun ballon préparé par la Commune ne s’envolera.

Une lettre du 29 avril 1871

Les gens se plaignent que le courrier envoyé n’arrive pas et même Le Père Duchesne se fait l’écho de leur colère : « Si la poste ne peut envoyer des lettres, elle pourrait le dire, tout simplement ». Theisz n’accepte pas une telle injustice. Sa réponse paraît au Journal officiel du 26 avril : « Toutes les lettres confiées à l’administration ont été expédiées ; le gouvernement de Versailles est seul responsable de celles qui ne sont pas parvenues… C’est lui qui a fait enfermer et mettre au secret plusieurs de nos courriers aussitôt remplacés par de courageux citoyens ». Il faut aussi faire face au manque de timbres. On recourt à l’affranchissement en numéraire (griffe PP : port payé).

Camélinat, directeur de la monnaie, découvre alors à l’Hôtel de la monnaie 636 000 timbres de 1 centime ; 4 200 timbres de 4 c. ; 645 000 de 10 c. et 79 500 de 80 c. Il prend l’initiative de fabriquer ces modèles, en attendant que de nouveaux soient prêts, en utilisant les planches trouvées dans l’atelier d’un francfileur travaillant pour l’Hôtel de la Monnaie. À partir du 22 avril, la Commune dispose ainsi de timbres : 3 200 000 seront vendus, mais ce sont des timbres à l’effigie de Napoléon III, ceux émis par Bordeaux et des Cérès.

Zéphyrin Camélinat (1840-1932)

UNE POLITIQUE SOCIALE.

Le Cri du peuple relate, le 18 avril, que Rampont touchait la somme de 71 000 francs par an comme émolument ! Le salaire des facteurs se situe dans une fourchette de 800 à 1 000 francs par an. Une mesure est prise pour qu’il n’y ait pas de salaire inférieur à 1 200 francs et, par décret du 6 avril, la Commune limite à 6 000 francs leur montant maximum, réduisant ainsi considérablement l’écart dans la hiérarchie des salaires... Dans un rapport du 23 avril, apparaît la très moderne notion de « minimum de rémunération ». Ces mesures sont prises malgré de grandes difficultés financières. De plus, la Commune décrète le 4 mai l’interdiction des cumuls de traitements.

Affiche de la Commune de Paris N° 204 et 204 bis du 26 avril 1871 signée l'une par Theisz et l'autre par JourdeTheisz pense aussi à améliorer les conditions de vie des salariés. En accord avec la Commission du travail et de l’échange dont il est membre, il supprime une tournée de facteurs pour alléger la journée de travail. Enfin, la Commune fait disparaître le fameux « Cabinet noir », hantise des Parisiens dont la correspondance était lue et bloquée par la police sous le Second Empire.

Le journal versaillais Le Gaulois reconnaît après la Commune « qu’à travers cette tourmente inouïe la continuité du service public des postes a été assurée ». Bel hommage à la Commune et à l’ouvrier Albert Theisz.

CLAUDINE REY

NB : On lira avec intérêt l’ouvrage La Commune de Paris telle qu’en elle-même de René Bidouze ; et Albert Theisz, Directeur des postes de la Commune de Paris de Georges Frischmann.

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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 10:25
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